Salon de lecture /Philippe Delerm / Elle marchait sur un fil

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ResumeIconeA cinquante ans, Marie se retrouve seule. Telle la marée montante, la vie a effacé la trace de ses pas. Un autre chemin reste à inventer. La rencontre d’un groupe de jeunes comédiens lui ouvre de nouveaux horizons : elle montera  avec eux le spectacle qu’elle avait imaginé pour son fils. Mais du rêve à la tragédie, la frontière est plus mince qu’il n’y paraît.

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« Son intransigeance n’était-elle pas le signe d’une cassure avec les autres ? On ne peut pas faire vivre un spectacle sans transiger avec la société. Dans le regard d’Etienne et de Sarah, dans celui des parents de ses comédiens – et même un peu dans celui d’Agnès – elle lisait déjà qu’on la considérait comme trop différente, trop passionnée, trop exclusive. […] Elle se sentait très habitée. Mais si seule aussi, devant la nuit d’été. Aurait-elle la force ? »

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J’ai trouvé dans ce livre l’écho sourd de quêtes impossibles à réaliser. Il résume toute la tragédie de l’engagement seul contre tous, dans cette sorte de fuite en avant hallucinée, sans espoir de retour. Le manque de foi dans le regard des autres, le manque de soutien devant le choix, atypique et intransigeant. La différence finit par tuer. La création ne peut-elle se repaître de rien d’autre que de sueur, de larmes et de sang ? Le bonheur, la réussite ne peuvent-ils se repaître uniquement de reconnaissance post-mortem ? « Chaque vie mérite sa musique »…

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