Quelques arpents de rêves

L’espace est transpercé

Une certaine forme de tristesse – ou bien de lassitude ?

La sourde intensité de la vie passionnée ?

Un vertige ensemencé d’étoiles ?

La déshérence cyclique des espoirs remâchés ?

La violence astringente du monde ? Errances, mégapoles brumeuses, fosses fétides d’affrontements interminables, cyniques débats, petites et de grandes lâchetés…courir au coude à coude, le premier arrivé, laisser derrière soi, sur le chemin, sans secours, sans soutien, sans regards, sans sourire, sans tendresse, courir, toujours plus vite, mâchoires serrées, tout souffrir, tout bousculer… et s’arracher le cœur…

 

Déserter la terre pour le ciel où glaner quelques arpents de rêve

Tendre un fil du ciel à mon jardin

Car le ciel seul n’a pas l’odeur charnue des jardins enchantés

Avec leurs fruits ventrus

Leurs herbes bruissantes taciturnes

Les cimes moutonneuses tremblant dans les printemps frileux

 

Ecartelé entre ciel et terre

Le regard d’une étoile et la tiédeur de l’été qui décroit

Chercher obstinément les mots

Une ligne de fuite

Les couleurs de l’amour

 

©Catherine Renée Lebouleux_24/06/17

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